
Le web designer conçoit l’interface et le parcours : il livre des écrans, des composants, des états d’erreur et une version mobile. Figma (ou équivalent) est l’atelier courant ; le book se juge dans le navigateur avec de vrais textes, davantage que sur un moodboard. Trancher le devis entre écrans seulement et suivi jusqu’à l’intégration évite d’arbitrer contre soi-même. Les images générées hors maquette demandent un accord écrit avant la prod.
Sommaire
Description du métier
Vous partez d’un brief, puis des wireframes, puis de l’UI, en documentant les composants. Distinguez le webmaster et le développeur, car le design livre des écrans exploitables tandis que le code peut rester une option séparée.
Beaucoup de demandes mélangent logo, site et « petite boutique ». Bornez l’offre, car un parcours clair bat trois casquettes floues et protège votre délai.
Est-ce fait pour vous
Convient si vous aimez l’UI, l’accessibilité de base, et les retours clients. Si vous voulez seulement illustrer sans contraintes de formulaire, un autre métier vous ira mieux.
Les TPE locales aux sites datés restent accessibles ; les startups ultra-designées recrutent surtout en salariat ou via agence. L’observation d’un site réel du quartier calibre mieux qu’un concours Dribbble.
Compétences et qualités
Figma, hiérarchie visuelle, bases d’accessibilité (contraste, focus) et rédaction d’UI forment le socle. Il faut aussi tenir de vrais contenus, y compris les longs libellés légaux.
Côté commercial, vous annoncez un forfait d’écrans, des revisions bornées et une phrase sur les images générées. Le portfolio se montre dans le navigateur, avec le texte réel du client.
Diplôme et obligations légales
Aucun diplôme n’est imposé ; les formations design ou DNMADE aident au réseau. Déclarez une micro au guichet unique INPI et souscrivez une RC pro. Précisez la cession des droits sur les maquettes dans le devis.
Les mentions légales et cookies du site client ne sont pas votre responsabilité pleine, sauf mission dédiée : dites-le par écrit pour éviter le flou.
Revenus qu’on peut estimer
Un forfait « site vitrine 5–8 écrans » tourne souvent entre 800 et 2 500 € selon la ville et la profondeur ; un TJM de design se situe vers 300–450 €. L’intégration HTML/CSS se facture à part si vous la proposez.
Les templates « à 200 € » tirent le bas ; votre valeur reste le parcours réel du client (prise de rendez-vous, devis), chronométré et testé au clavier.
Comment se lancer et trouver ses clients
Reprenez le site d’un commerce du quartier : trois écrans, problèmes clavier et mobile. Proposez un audit de deux heures tarifé. Les annonces locales et les chefs de projet orientent souvent du flux.
Refusez le « maquette Canva contre visibilité ». Relisez le contraste des boutons sur fond photo avant livraison, car c’est le genre d’erreur qui coûte un devis.
Checklist avant de démarrer
Le devis tranche écrans seuls ou suivi jusqu’à l’intégration. Micro et RC sont en place. Une phrase écrite couvre les images générées.
Le book montre trois parcours dans le navigateur. Un audit payé a déjà été livré à un commerce réel du quartier.
Planning de lancement de votre activité
Voici cinq journées de travail pour ouvrir l’activité. Chaque jour a un seul objectif, tenable en quelques heures, avec une preuve concrète à la fin. Si vous n’avez pas terminé, reportez le jour suivant : mieux vaut un planning tenu qu’une liste impossible.
Jour 1 — Clarifier le périmètre devis
Décidez par écrit si votre devis couvre les écrans seulement ou le suivi jusqu’à l’intégration. Si vous codez aussi, dites-le clairement pour éviter d’arbitrer contre vous-même en cours de projet. Un périmètre net protège le délai et la relation client.
Notez les outils que vous maîtrisez déjà (par exemple Figma pour la maquette). Ce cadrage oriente le book et l’offre d’audit.
Jour 2 — Micro, RC et clause images
Le statut adapté au départ est la micro-entreprise : déclaration sur le guichet unique de l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), étapes sur service-public.fr. Souscrivez une RC pro adaptée au design numérique.
Ajoutez une phrase écrite sur les images générées : hors maquette de travail, ou labellisées, et jamais en production sans accord client. Cette clause évite les litiges sur des visuels non licenciés.
Jour 3 — Construire un book local
Reprenez le site d’un commerce du quartier : capturez trois écrans, notez ce qui casse au clavier et sur téléphone. Ce dossier devient le book, ancré dans un cas réel plutôt que dans des maquettes abstraites.
Mesurez le contraste des boutons sur fond photo. Vous aurez ainsi des remarques concrètes à proposer dès l’audit payant.
Jour 4 — Écrire l’offre d’audit
Proposez un audit de deux heures, tarif dit à l’avance, avec un livrable d’une page : problèmes constatés et deux pistes. Ce format est tenable et vendable sans promettre une refonte complète.
Préparez le mail de proposition et le créneau type. L’objectif du jour est un produit d’entrée prêt à envoyer à des commerces locaux.
Jour 5 — Facturer un premier audit
Envoyez l’offre à quelques commerces du quartier et réalisez un premier audit payé. Livrez la page promise et refusez le troc « maquette Canva contre visibilité », qui ne couvre ni le temps ni la RC.
Le même jour, relisez encore le contraste et l’accessibilité clavier sur le cas traité. Un audit facturé et livré clôt le lancement.
Conclusion
Le web designer freelance se paie sur des parcours tenus et un book navigateur. Figma est l’outil ; le contenu réel et le contraste décident de la qualité perçue.
Tranchez le périmètre, sécurisez le statut, livrez un audit payé. Les moodboards peuvent attendre la suite.

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