
En 2017, Raphaël, qui tenait ce site, décrivait sa journée : début à 10 h, portable éteint, mails à 10 h puis plus jusqu’à 16 h, article du jour, ensuite une autre tâche. La prospection, écrivait-il, devrait passer avant le reste pour un indépendant — deux heures minimum. Il avouait aussi chambouler tout ça si une idée ou un mail « chaud » arrivait le matin. Les deux règles se marchent dessus. C’est précisément le problème du travail chez soi, et l’IA l’a empiré : chaque outil propose une nouvelle tâche urgente (brouillon, relance, idée de post) qui a l’air d’être du travail.
Ce que l’outil a cassé dans les rituels
Raphaël fermait sa boîte. Aujourd’hui la boîte, le chat, le générateur et le calendrier se répondent. On peut « produire » sans avoir prospecté ni livré. La discipline utile n’est plus d’écrire plus vite : c’est de décider à l’avance quelle heure n’est pas générative. Une plage sans outil, une plage avec. Sinon la journée se remplit de textes que personne n’a demandés.
Une règle, pas sept conseils
Une heure de début, écrite, la même. Une tâche qui paie (prospection, livraison, appel) avant une tâche qui « nourrit le site ». Mails deux fois, pas en continu. Quand l’outil propose un brouillon, l’heure n’a pas été travaillée : le brouillon attend 16 h. Raphaël rangeait par importance ; l’ordre tient si la première case n’est pas « ouvrir le générateur ».
Tester cinq jours : noter l’heure réelle de début, le nombre d’ouvertures d’outil hors créneau, une chose finie. Pas un tableau de 12 habitudes. La rigueur, ici, c’est un créneau tenu pendant que personne ne vous voit — y compris l’assistant qui a toujours une idée.

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