
Une recette se vend à un éditeur, à une marque, à un site, ou en PDF sous votre nom. Ce n’est pas le repas livré ni le cours chez le particulier : ici le livrable est du texte, des doses, une photo, parfois une vidéo. Une recette n’est en général pas protégeable comme une œuvre ; le recueil, le style, les photos, si. Le droit d’auteur sur les images générées reste un risque si vous les vendez comme « votre plat ».
Sommaire
Qui achète
Un magazine, une marque alimentaire, un office de tourisme ou une newsletter payante achètent encore des fiches. On facture au recueil ou à la recette, avec une cession écrite, en micro-entreprise (BNC). Distinguez l’ebook : un PDF de 12 recettes peut être un produit, à condition de le vendre vraiment et de tenir les allergies.
Méthode
Cuisinez trois fois la même fiche, pesez, notez le temps. Une recette qui n’a jamais été refaite par quelqu’un d’autre n’est pas encore un produit. Allergènes, originaires, « fait maison » : les mentions engagent.
Planning de lancement de votre activité
Voici cinq journées de travail pour ouvrir l’activité. Chaque jour a un seul objectif, tenable en quelques heures, avec une preuve concrète à la fin. Si vous n’avez pas terminé, reportez le jour suivant : mieux vaut un planning tenu qu’une liste impossible.
Jour 1 — Choisir un thème étroit
Choisissez un thème étroit pour le premier recueil : batch cooking d’hiver, un poisson de saison, ou une contrainte claire (sans gluten réel, repas d’une personne). Écrivez le public et le format (PDF, livret, série pour un média).
Dix cuisines du monde diluent le premier produit et compliquent les tests. L’objectif du jour est cette fiche de cadrage, assez précise pour commencer à cuisiner demain.
Jour 2 — Cuisiner et faire tester
Cuisinez et pesez cinq fiches selon votre thème. Faites-en tester deux par un voisin, sans votre présence pendant la préparation. Notez ce qui cloche dans les doses, les temps, le matériel supposé disponible.
L’observation sert à corriger le texte avant toute vente. Une recette qui marche seulement quand vous êtes là ne se vend pas proprement.
Jour 3 — Déclarer micro et cession photos
Le statut adapté au départ est la micro-entreprise : déclaration sur le guichet unique de l’INPI (formalites.entreprises.gouv.fr), mode d’emploi sur service-public.fr. Rédigez une cession type pour les photos (les vôtres ou celles d’un photographe), avec usage et durée.
Sans ce cadre, un hebdo ou une plateforme peut republier sans que les droits soient clairs. Rangez le modèle avec vos fiches corrigées.
Jour 4 — Ouvrir un seul canal de vente
Proposez un recueil de huit fiches à un hebdo local, ou vendez un PDF à un premier cercle d’une vingtaine de personnes. Tenez un seul canal pour ce lancement afin de suivre les retours et les paiements.
Multiplier les plateformes le même jour disperse l’énergie et brouille le message. L’objectif est une commande ou des ventes tracées, avec factures.
Jour 5 — Tenir l’origine des recettes
Relisez vos fiches et rayez tout plat que vous n’avez pas vraiment cuisiné. Refusez de vendre comme vôtres des assemblages générés sans passage au feu. Ajoutez une mention d’inspiration quand une base vient d’ailleurs, selon les usages honnêtes du métier.
Le lecteur allume le feu avec votre texte : la confiance tient à cette exigence. Clôturez en classant versions testées et versions publiables.

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