
Donner un cours de cuisine chez le particulier, c’est deux heures autour de son plan de travail, un menu écrit, des gens qui repartent avec un plat et une fiche. Le cuisinier à domicile vend le repas ; vous vendez le geste. L’hygiène se joue sur les denrées du client, ses couteaux, son four. Un accident (brûlure, allergie) reste le vôtre si la RC ne nomme pas l’enseignement.
Sommaire
Offre, hygiène, statut
Écrivez un forfait qui tient en un thème (pâtes fraîches, batch cooking, un poisson), un nombre d’élèves, une durée, et le sort des courses. Dites les allergènes avant. Micro-entreprise (BNC formation ou artisanat selon le mix), RC qui nomme les cours. Si vous recevez un groupe chez vous, la question de l’ERP revient, comme pour le yoga. Distinguez aussi les cours en visio : ici le feu est réel.
La séance
Chronométrez un cours test payé, des courses à la vaisselle. Laissez une fiche de trois recettes. Les vidéos YouTube tiennent le « comment faire des tagliatelles » ; vous tenez le feu trop fort et le voisin qui n’ose pas saler.
Planning de lancement de votre activité
Cinq jours pour ouvrir l’activité. Posez d’abord le cadre (droit, statut, assurance), puis l’offre écrite, puis un vrai contact. Si un jour déborde, reculez le suivant.
Jour 1
Écrivez un seul thème et une durée (2 h, 4 personnes max). Dix ateliers « cuisine du monde » diluent le premier créneau.
Jour 2
Le statut adapté au départ est la micro-entreprise : guichet unique INPI. Souscrivez une RC qui nomme l’enseignement de la cuisine (brûlure, allergie). Vérifiez chez qui se fait le cours : chez eux, ou chez vous (ERP).
Jour 3
Un cours test payé chez un voisin, chronométré (courses, feu, vaisselle). L’observation sert à voir le vrai temps, davantage qu’une vidéo YouTube.
Jour 4
Laissez une fiche de trois recettes. Photographiez le plat réel, avec accord.
Jour 5
Refusez le « vous me préparez aussi le dîner de dimanche ». C’est du traiteur, un autre devis.

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