
Un tarif d’indépendant tient si vous connaissez le temps réel, les charges (URSSAF, RC, outil, impayés) et le prix en dessous duquel vous refusez. Le « tarif du marché » est une moyenne d’annonces, pas votre seuil. Reliez le prix de vente d’un objet (coût d’achat) : ici vous vendez du temps. Distinguez le client mécontent. Un prix flou fabrique souvent le litige.
Sommaire
Neuf points à chiffrer
Chiffrez le temps de production et de relance, les charges sociales et la RC, les outils, une provision d’impayés (une facture sur vingt), la formation, les congés que vous vous payez, l’impôt, un positionnement (vous êtes plus cher parce que vous livrez une chose nommée) et un prix de refus. Un tableur d’une page suffit.
Dire le prix
Le devis affiche le périmètre et le tarif avant le travail. Un « on verra » coûte le double. Reliez la relance : elle n’excuse pas un prix jamais dit.
Planning de lancement de votre activité
Cinq jours pour ouvrir l’activité. Posez d’abord le cadre (droit, statut, assurance), puis l’offre écrite, puis un vrai contact. Si un jour déborde, reculez le suivant.
Jour 1
Chronométrez une mission déjà faite, y compris mails et relances. Sans ce chiffre, le tarif est une envie.
Jour 2
Listez URSSAF, RC, outils, un impayé. Divisez par les jours réellement facturables (souvent moins de 180 par an).
Jour 3
Écrivez un prix de refus. En dessous, vous dites non.
Jour 4
Mettez ce tarif sur un devis type. Un pair le relit. L’observation sert à voir si le périmètre est clair.
Jour 5
Refusez de « s’aligner » sur une annonce à 8 € de l’heure. Changez d’offre, pas seulement le chiffre.

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