
Un web designer vend une interface que quelqu’un utilisera : un site, un parcours de commande, un écran métier. Vollna a vu le branding / logo freelance à +17 % en 2025, et le design global à peu près plat. Le JPEG généré à 49 €, on l’a déjà écarté dans créer un logo. Ici, le voisin dangereux est la maquette Figma copiée d’un template, livrée sans contenus réels ni contraintes d’accessibilité.
Sommaire
Webmaster, logo, et l’interface à livrer
Le webmaster tient le WordPress après. Le chef de projet tient le budget. Vous, vous décidez ce qui est en premier écran, ce qui se lit à 16 px, ce qui se tabule au clavier. Une landing interchangeable, le client la sort d’un modèle avant de vous appeler. Ce qui se défend encore, c’est une arborescence, des vrais textes (même provisoires), un passage mobile, le contraste, les erreurs de formulaire. L’IA explore des pistes de couleurs ; elle ne sait pas si le bouton « payer » disparaît sous le bandeau cookies de la DPO.
Les grilles Malt / Superindep pour un UI / web designer junior tournent souvent autour de 300 à 450 € HT/jour, davantage dès qu’il y a un design system ou de l’accessibilité (RGAA) écrite au devis. Un moodboard sans URL de test, on le refuse. Les images générées dans la maquette posent les mêmes questions de droits que pour le photographe : les coller en prod sans le dire, c’est le client qui paiera la reprise.
Se lancer
Figma (ou équivalent), un peu de HTML pour ne pas promettre l’impossible, le RGAA en tête même si vous ne certifiez pas. Micro, RC pro. Un book de trois interfaces réelles — un commerce, un formulaire, un écran trop chargé que vous avez allégé — pèse plus que cinquante Dribbble générés. École (Gobelins, Estienne, Condé) ou pas : on juge le fichier dans le navigateur, pas le reel.
Planning de lancement de votre activité
Cinq jours pour ouvrir l’activité. Posez d’abord le cadre (droit, statut, assurance), puis l’offre écrite, puis un vrai contact. Si un jour déborde, reculez le suivant.
Jour 1
Tranchez le devis : écrans seulement, ou suivi jusqu’à l’intégration. Si vous codez aussi, dites-le : vous ne pourrez pas arbitrer contre vous-même le jour où le client voudra « juste un petit changement ».
Jour 2
Le statut adapté au départ est la micro-entreprise (guichet unique INPI, formalites.entreprises.gouv.fr). Souscrivez une RC pro. Ajoutez une phrase écrite sur les images générées : hors maquette, ou labellisées, pas en production sans accord.
Jour 3
Reprenez le site d’un commerce du quartier : capturez trois écrans, notez ce qui casse au clavier et sur téléphone. C’est le book. Un moodboard de templates ne montre pas que vous tenez un vrai parcours.
Jour 4
Proposez un audit de deux heures, tarif dit à l’avance, livrable : une page de problèmes et deux pistes. Pas un PDF de 40 moodboards que le client ne pourra pas faire produire.
Jour 5
Refusez le « maquette Canva contre visibilité ». Le même jour, relisez le contraste des boutons sur fond photo : c’est le genre d’erreur qui coûte un devis, pas un générateur.

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