
Analyser un site web, c’est relever ce qui casse pour l’utilisateur et pour le business : formulaires, vitesse, SEO technique, accessibilité, parcours d’achat. Les outils automatiques (Lighthouse, crawlers, IA) listent des alertes ; le métier consiste à prioriser, expliquer, et proposer un plan tenable. Un PDF de 40 pages généré sans lecture humaine se jette.
Sommaire
Description du métier
Vous partez d’un objectif (leads, ventes, prise de rendez-vous), parcourez le site comme un client, croisez les outils, puis livrez un rapport ordonné qui sépare urgences, quick wins et chantiers lourds. Distinguez le web designer et le développeur, car vous pouvez recommander sans coder, ou proposer la correction en option.
L’automatisation a tué l’audit « copier-coller de scores ». Ce qui se vend encore, c’est le jugement (quoi faire cette semaine avec un budget X) et la relecture des contenus réels, y compris légaux.
Est-ce fait pour vous
Le métier convient si vous aimez diagnostiquer, écrire clair, et dire non à un client qui veut « tout passer au vert » en deux jours. Si vous préférez seulement coder, orientez-vous vers le correctif facturé plutôt que l’audit pur.
Les TPE locales et les sites vieillissants restent un vivier : ils ont déjà du trafic ou une vitrine, et souffrent de formulaires cassés. Les pure players ultra-optimisés paient moins pour un audit générique.
Compétences et qualités
Culture web (HTML, analytics, SEO de base, accessibilité), esprit de synthèse, et pédagogie. Savoir lire Search Console et un tunnel de conversion compte davantage qu’un badge d’outil.
Rigueur commerciale : périmètre écrit, hors forfait, et limites (« je ne garantis pas la position Google »). Une RC et une micro cadrent le conseil.
Diplôme et obligations légales
Aucun diplôme n’est imposé ; un BTS, une licence info ou une expérience agence aident. Le RGPD s’invite dès que vous touchez aux analytics ou aux formulaires : mentionnez-le dans le rapport.
Micro-entreprise au guichet unique INPI ; RC pro (conseil / prestation intellectuelle). Si vous corrigez le code, le contrat précise qui possède le dépôt et comment on rollback.
Revenus qu’on peut estimer
Un audit flash de deux heures se facture souvent entre 150 et 400 € ; un audit approfondi avec plan d’action peut monter à 800–2 000 € selon la taille du site. Le suivi mensuel (revue + priorités) lisse le revenu.
Les forfaits « 50 audits IA à 29 € » tirent le marché vers le bas ; votre marge tient sur la priorisation et la réunion de restitution.
Comment se lancer et trouver ses clients
Proposez un diagnostic écrit tarifé à des commerces dont le formulaire ou le paiement casse. Montrez un extrait anonymisé de rapport. Les réseaux d’entrepreneurs locaux et les chefs de projet apportent des dossiers.
Refusez de promettre +50 % de trafic. Livrez trois actions faisables dans le mois, avec effort estimé.
Checklist avant de démarrer
Vous avez écrit une offre d’une page (périmètre, hors forfait, tarif), déclaré la micro et souscrit la RC. Un modèle de rapport ordonné (urgences / quick wins / chantiers) est prêt.
Deux sites locaux ont déjà reçu un diagnostic payé. Les limites (pas de garantie de position) figurent noir sur blanc dans le devis.
Planning de lancement de votre activité
Cinq jours pour ouvrir l’activité. Posez d’abord le cadre (droit, statut, assurance), puis l’offre écrite, puis un vrai contact. Si un jour déborde, reculez le suivant.
Jour 1
Écrivez une offre d’une page qui borne l’audit UX/technique, la restitution d’une heure, et exclut le développement. Sans ce cadre, le client attendra que vous « répariez tout ».
Jour 2
Le statut adapté au départ est la micro-entreprise : guichet unique INPI. Souscrivez une RC pro. Préparez un modèle de rapport à trois colonnes (urgence, effort, impact).
Jour 3
Choisissez un site local qui casse vraiment (formulaire, mobile, mixed content). Chronométrez un audit pilote, même offert à prix réduit, pour calibrer.
Jour 4
Livrez le rapport et une restitution orale. L’observation sert à voir quelles recommandations le client peut vraiment financer.
Jour 5
Proposez un suivi d’un mois sur trois actions seulement. Refusez le pack « 200 reco générées » sans priorisation.
Conclusion
L’analyseur de site web se vend sur le jugement et la priorisation, alors que les scores automatiques se recopient. Un rapport court, ordonné, et une restitution orale ouvrent le client au correctif.
Cadrez l’offre, sécurisez micro et RC, puis facturez un premier diagnostic sur un site réel. Le catalogue d’outils vient après la preuve.

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